Elle en a dans le ventre

2001. LA RENCONTRE : CELLE QUI MARQUE LES ENTRAILLES.

J’ai 10 ans et malgré la désapprobation de mes parents, cette liaison dangereuse se poursuit, ponctuée de grisaille et de mitraille.
Nous nous voyons de plus en plus souvent, tous les mois.
Longtemps mystérieuse anonyme, c’est adulte que je découvre ta faille et que tu dévoiles ton vrai visage.
Discrète cachotière, tu apparais toujours imaginaire aux yeux des autres.

2018. Tu as peur que je t’oublie alors vient l’heure de nos fiançailles, même lieu, ville différente, que notre premier tête-à-tête ou corps-à-corps.
Tu t’installes chez moi (in)confortablement, me privant peu à peu de mon indépendance que je chéris tant.
Je n’ose rien contre toi par peur de tes représailles. Paradoxalement, tu me donnes la niaque de vivre à chacun de tes coups fourbes, je t’aime pour ça.

J’ai longtemps souhaité ton départ et le mien. Je te hais de n’aimer que les femmes dans cette société patriarcale qui ne prend pas soin d’elles. Je te hais d’être invisible et pernicieuse.

Puisque tu m’imposes ta présence, je ferai de toi une bataille, celle de me soigner, tant bien que mal, celle de sensibiliser, au nom de la moitié de l’humanité, trop longtemps oubliée.

C’est avec 1 à 2 femmes sur 10 que tu vis éternellement en symbiose.
Tu t’appelles Endométriose.

Puisque l’impact des maux est différent dès lors qu’ils sont inouïs, j’ai fait de ces mots et de cette niaque une version audible : https://bit.ly/Elleenadansleventre

Démêl 🙃 Studio de communication Décalée 😜, Engagée 💪 & Engageante ☺